C’est quasiment ficelé ! Le Comité national olympique et sportif français (CNOSF) a dévoilé mardi 21 janvier 2026 la liste des sportifs qui représenteront la France aux Jeux olympiques de Milan Cortina, du 6 au 22 février prochains. Une douzaine d’athlètes représenteront notre région.

Pluie de médailles pour les biathlètes ?

C’est évidemment la discipline qui pourrait – qui doit ! – nous ramener des médailles. Trois athlètes bourguignon-franc-comtois feront le déplacement à Anterselva, le site italien de biathlon des Jeux olympiques. Après son exceptionnelle moisson ramenée de Pékin en 2022 (5 médailles), le jurassien Quentin FILLON-MAILLET sera en quête de record : avec deux médailles supplémentaires, il rejoindrait les légendes Martin FOURCADE (biathlon) et Teddy RINER (judo) et leurs 7 médailles olympiques. Il serait alors à une unité de Roger DUCRET et Philippe CATTIAU, recordmen français avec 8 breloques.

Quentin FILLON-MAILLET et Lou JEANMONNOT - DR

Quentin FILLON-MAILLET et Lou JEANMONNOT, fers de lance de l’équipe de France de biathlon. Photo : DR

Chez les filles, les espoirs reposent sur la doubiste Lou JEANMONNOT. La numéro 1 mondiale participera à ses premiers JO. Avec déjà trois victoires en coupe du monde depuis le début de la saison (et trois podiums), Lou fera partie des favorites sur chaque course auxquelles elle s’alignera.

Oscar LOMBARDOT (2e en partant de la gauche) - DR

Deuxième en partant de la gauche, Oscar LOMBARDOT faisait partie du relais masculin vainqueur de la manche de coupe du monde de Ruhpolding le week-end dernier. Photo : DR

Troisième et dernier talent à représenter la Bourgogne-Franche-Comté : Oscar LOMBARDOT. Originaire de Maisons-du-Bois-Lièvremont et licencié à l’Entente Sportive Saugette (Doubs), Oscar s’est imposé cette année comme le 5e homme de l’équipe de France. Auteur de trois TOP 15 en coupe du monde en individuel, il a surtout brillé en équipe : il a participé à trois relais de coupe du monde, ponctués de deux victoires et d’une médaille d’argent. Il sera le remplaçant de luxe d’une équipe de France qui visera ni plus ni moins que le titre olympique.

 

L’étau se resserre autour des combinards

Marco HEINIS et Laurent MUHLTHALER. Photo : DR

L’équipe de combiné nordique française sera 100 % Bourgogne-Franche-Comté, avec Marco HEINIS et Laurent MUHLTHALER. Photo : DR

On savait que l’annonce de la sélection des athlètes retenus pour faire partie de l’équipe de France de combiné nordique allait faire des déçus. Mais côté bourguignon-franc-comtois, on ne compte pas moins de trois garçons sélectionnés, une vraie performance ! A la vue des résultats de début de saison, le staff a choisi de faire confiance à l’expérimenté Laurent MULHETHALER et au jeune Marco HEINIS. Les deux sociétaires du Massif Jurassien auront fort à faire face à la concurrence féroce des Allemands, des Autrichiens et des Norvégiens. Classés respectivement 23e et 24e de la coupe du monde, ils viseront un top 20 en individuel. En équipe, un TOP 5 est tout à fait jouable.
Maël Tyrode, licencié au Ski Club Les Fourgs, a quant à lui bénéficié d’un dernier ticket réatribué à la France après une réallocation de quota à la dernière minute !

 

Saut à ski : Joséphine va devoir s’affirmer

Joséphine PAGNIER - DR

Capable d’accrocher un top 6 en coupe du monde la semaine dernière, Joséphine est sur la bonne pente à quelques jours de s’élancer sur le tremplin olympique. Photo : DR

On l’avait découverte aux Jeux olympiques de la jeunesse, aux Rousses, en 2020. Auréolée de deux médailles, elle lançait alors sa carrière. La jeune athlète du Risoux‑Club de Chaux‑Neuve a depuis bien grandi. Joséphine PAGNIER a marqué les esprits dès 2023, avec deux victoires en coupe du monde. Moins en réussite ces deux dernières années, elle revient en forme au meilleur des moments ; en témoigne sa 6è place sur petit tremplin de Zao (Japon) mardi 20 janvier dernier. Un résultat qui doit la rassurer en vue des épreuves prévues dès le 7 février sur les tremplins de Predazzo à Val di Fiemme.

 

Ski de fond : la douche froide… en attendant la bonne surprise ?

C’est un peu la douche froide du côté du ski de fond. Dans la pré-liste des athlètes susceptibles d’être sélectionné, Rémi BOURDIN n’a pas été adoubé par le staff de l’équipe de France, qui lui a préféré le Savoyard Théo SCHELY. Le sociétaire du Ski Club Frasne Drugeon paye un début de saison 2026 en deçà de ses objectifs. Mais tout n’est pas définitivement perdu ! La France pourrait sait-on jamais décrocher un quota supplémentaire d’ici le début des JO.

 

Rémi BOURDIN (à gauche) et Cloé PAGNIER. Photos : Xavier DUCORDEAUX

Rémi BOURDIN (à gauche) et Cloé PAGNIER. Le premier espère faire partie des « repêchés » de dernière minute. La deuxième a arraché son billet. Photos : Xavier DUCORDEAUX

Même chose du côté des féminines. Cloé PAGNIER ne partait pas favorite, elle n’avait logiquement pas été retenue dans la liste des titulaires de l’équipe de France. Mais le staff bleu, qui s’était laissé une marge de manœuvre, a finalement annoncé sa sélection. Une excellente nouvelle pour la Chaumière ! Vainqueure en FESA Cup il y a peu en Autriche, la sociétaire du Risoux‑Club avait marqué des points. Bien lui en a pris…

 

Hockey-sur-glace : le club des 5

De gauche à droite, et de haut en bas : Lucie QUARTO, Martin NECKAR, Sophie LECLERC, Nicolas RITZ et Antoine KELLER. Photos : DR

De gauche à droite, et de haut en bas : Lucie QUARTO, Martin NECKAR, Sophie LECLERC, Nicolas RITZ et Antoine KELLER. Photos : DR

Alors que la Bourgogne-Franche-Comté ne compte aucun club, ni en division 1 masculine, ni en élite féminine, elle réalise l’exploit d’envoyer 5 athlètes aux JO en équipe de France de Hockey-sur-glace : Lucie QUARTO et Sophie LECLERC, toutes les deux bisontines, défendront les couleurs de l’équipe de France féminine, tandis que les dijonnais Antoine KELLER, Martin NECKAR et Nicolas RITZ tenteront de faire briller les Bleus. Le défi s’annonce gigantesque : la dernière participation de l’équipe de France masculine aux JO date de 2002, tandis que l’équipe de France féminine vivra à Milan Cortina ses premiers Jeux olympiques. Une qualification en quart de finale de la compétition, pour nos deux équipes, sera déjà considéré comme une belle performance.

Stevenson SAVART : made in Haïti, fashioned in Bourgogne-Franche-Comté

Né en Haïti en 2000 et adopté à trois ans par une famille vosgienne, Stevenson Savart a découvert le ski nordique dès son plus jeune âge. Licencié à l’Olympic Mont d’Or, dans le Doubs, il s’est rapidement imposé comme un athlète de haut-niveau, avec quelques performances frappantes, comme sa victoire aux challenge Vincent Vittoz l’été dernier, devant des spécialistes de classe mondiale. Sur les pistes de Val di Fiemme, Stevenson ne portera pas le maillot Bleu Blanc Rouge, puisqu’il représentera son île d’Haïti. Mais il sera évidemment suivi et encouragé par tout un territoire qui l’a accompagné et soutenu depuis ses débuts.

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